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juin 2011



portugal chandeigne





Titre : 1500
Traducteurs : A.-M. Quint
& J. Penjon

Editeur : Chandeigne
Format : 115 x 175
Couverture couleur
96 p.
10 €
isbn : 978-2-915540-83-3










1500, La lettre de Pêro Vaz de Caminha au roi Manuel sur la découverte de la terre  de la Vraie Croix dite aussi Brésil, traduit du portugais par A.-M. Quint et J. Penjon

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le communiqué de presse

Le 9 mars 1500, une escadre de treize navires quitta le port de Lisbonne pour gagner les Indes orientales. Le 22 avril, les marins aperçurent une terre à l’ouest dans le sud de l’Atlantique, et les vaisseaux tournèrent leur proue vers ces rivages. Le lendemain, l’amiral Pedro Álvares Cabral ordonna au capitaine Nicolau Coelho d’approcher avec quelques compagnons et de descendre en terre. Il y avait là des hommes à la peau cuivrée qui marchaient nus avec des arcs et des flèches le long de la grève. Les Portugais ne purent parler avec eux car nul n’entendait leur langage. Remontant légèrement vers le nord, la flotte mouilla dans une baie nommée Porto Seguro où l’équipage admira une terre belle et salubre, couverte d’épaisses forêts. Les marins rencontrèrent des gens différents de ceux qu’ils connaissaient, «nus comme dans leur première innocence, doux et pacifiques», susceptibles assurément d’être évangélisés, argument qui est pour un Portugal alors maître des mers, la légitimation mais aussi le masque de l’expansion maritime et de la conquête. Cabral dépêcha l’un des navires de l’escadre au Portugal annoncer la nouvelle au roi dom Manuel et, le 2 mai, la flotte reprit sa course vers les Indes. Une terre baptisée île de Vera Cruz a été officiellement reconnue ; elle n’est encore qu’une contrée mystérieuse.


La relation de Pêro Vaz de Caminha est une lettre adressée au suzerain portugais dom Manuel où est conté au jour le jour, du 22 avril au premier mai 1500, ce qu’il est convenu d’appeler la «semaine de Vera Cruz». Son auteur voyageait à bord de la nef capitane où il rédigea, avec un souci de vérité et d’exactitude, la chronique du bonheur de la «découverte». Caminha montre un vrai talent d’écrivain, une plume jouant avec l’image et la métaphore qui révèle un homme de formation humaniste, familiarisé avec le style et les constructions classiques, et un esprit curieux et ouvert à l’expérience du monde. Première narration et description de la terre rencontrée et de ses habitants, ce témoignage aigu et teinté d’allégresse n’en est pas moins une œuvre littéraire, le premier texte de la littérature brésilienne.




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